.png)
Les emails font partie de notre quotidien. On les envoie, on les lit, on y répond presque sans y penser. Mais derrière cette simplicité se cache une réalité peu connue : chaque email génère des émissions de gaz à effet de serre.
Même s’il ne s’agit que de quelques grammes ici ou là, multiplié par des milliards de messages envoyés chaque jour, l’empreinte carbone d’un email devient significative à grande échelle. Dans cet article, on va décoder ce que cela signifie vraiment, avec des chiffres récents, simples et concrets, tout en donnant des gestes à adopter pour ménager à la fois vos boîtes mails et la planète.
Dire qu’un email “pollue” peut sembler exagéré à première vue. Pourtant, des études montrent que chaque email émet une certaine quantité de CO₂ équivalent (CO₂e), selon sa taille, son contenu et la manière dont il est envoyé et stocké.
Voici quelques repères chiffrés simples et accessibles :

Pour donner un ordre de grandeur : un email avec pièce jointe pourrait équivaloir à un trajet de quelques centaines de mètres en voiture thermique, selon certaines estimations.
Le courrier électronique n’émet pas de CO₂ parce qu’il flotte dans les nuages. Son empreinte provient de plusieurs étapes :
La fabrication et l’usage des appareils représentent souvent la majorité de l’impact, plus que l’énergie consommée pour le transport ou le stockage à proprement parler.
À une échelle plus large, le numérique représente plusieurs pourcents des émissions mondiales de CO₂, du fait de l’énorme quantité de données générées et stockées.
À l’échelle mondiale, des centaines de milliards d’emails sont échangés chaque jour. Même si l’impact carbone d’un email individuel reste faible comparé à d’autres activités comme les transports, le volume total devient significatif dès lors qu’on multiplie ces grammes par des milliards de messages.
Par exemple :
Même si un mail est léger côté carbone, vos habitudes numériques comptent. Voici des gestes simples qui font une vraie différence :
Chaque message compte : réfléchissez avant d’appuyer sur “Envoyer”.
Privilégiez les liens vers des fichiers plutôt que d’envoyer des gros fichiers en pièce jointe.
Moins de mails reçus = moins de stockage et de traitement à long terme.
Évitez les “répondre à tous” quand ce n’est pas nécessaire : cela multiplie inutilement l’empreinte totale.
Supprimer les spams et mails obsolètes évite un stockage inutile, même si ce geste n’est pas le plus fort en termes d’impact global.
Ce que cela ne doit pas vous faire oublier
Bien qu’il soit intéressant de réduire l’empreinte carbone des emails, ce n’est pas le geste le plus puissant à faire pour diminuer son impact numérique global. Par exemple, allonger la durée de vie de vos appareils, réduire votre consommation de vidéos en streaming ou éviter de renouveler vos équipements trop souvent sont des actions nettement plus influentes.
Au final, un email isolé n’émet que quelques grammes de CO₂e. Mais le volume colossal d’emails envoyés chaque jour transforme ce petit impact individuel en un impact global non négligeable.
En ajustant quelques habitudes simples, moins de pièces jointes lourdes, moins de mails inutiles, plus de réflexes sobres, vous pouvez réduire votre empreinte carbone numérique sans rien perdre en efficacité.
Alors la prochaine fois que vous cliquez sur “Envoyer”, pensez : un petit clic, c’est peut‑être quelques grammes… mais des milliards de clics, ça change tout.
🔎 Besoin d’un regard extérieur sur votre communication climat ou d’un Bilan Carbone® qui regarde sous tous les angles (même ceux que les autres laissent dans l’ombre) ?
Carbono vous accompagne, sans blabla, sans complexité. Juste de l’impact.
Oui, surtout à grande échelle. Le stockage des emails mobilise des serveurs qui consomment de l’électricité en continu, notamment pour le refroidissement. Supprimer les messages inutiles contribue à limiter cette consommation sur le long terme.
Un email stocké génère un impact continu lié au stockage, tandis que le renvoi d’un email crée un nouvel échange de données. L’enjeu est donc de réduire les doublons et d’éviter les envois répétés inutiles.
Oui. Les signatures contenant des images, bannières ou liens multiples alourdissent le poids des emails. Envoyées des centaines ou des milliers de fois, elles augmentent significativement les volumes de données échangées.
En général, les smartphones consomment moins d’énergie à l’usage. Cependant, l’impact dépend aussi du réseau utilisé (Wi-Fi, 4G, 5G) et de la fréquence de consultation.
Oui. Limiter les emails inutiles, optimiser les envois et sensibiliser les équipes sont des actions simples et peu coûteuses qui s’intègrent pleinement dans une démarche de sobriété numérique et de réduction du scope 3.
Contactez-nous dès aujourd'hui pour discuter de vos besoins et découvrir comment Carbono peut vous accompagner dans votre démarche environnementale.
Nous contacter